Chanson du Jour: Barbara “Une Petite Cantate”

Un Petit Cantata is a song written by Barbara in tribute to pianist Liliane Benelli and published in 1965 on the album Le Mal de vivre.


Une petite cantate
Du bout des doigts
Obsédante et maladroite
Monte vers toi
Une petite cantate
Que nous jouions autrefois
Seule, je la joue, maladroite
Si, mi, la, ré, sol, do, fa

Cette petite cantate
Fa, sol, do, fa
N’était pas si maladroite
Quand c’était toi
Les notes couraient faciles
Heureuses au bout de tes doigts
Moi, j’étais là, malhabile
Si, mi, la, ré, sol, do, fa

Mais tu est partie, fragile
Vers l’au-delà
Et je reste, malhabile
Fa, sol, do, fa
Je te revois souriante
Assise à ce piano-là
Disant “Bon, je joue, toi chante
Chante, chante-la pour moi”
Si, mi, la, ré
Si, mi, la, ré
Si, sol, do, fa
Si, mi, la, ré
Si, mi, la, ré
Si, sol, do, fa

Oh mon amie, oh ma douce
Oh ma si petite à moi
Mon Dieu qu’elle est difficile
Cette cantate sans toi

Une petite prière
La, la, la, la
Avec mon cœur pour la faire
Et mes dix doigts
Une petite cantate
Mais sans un signe de croix
Quelle offense, Dieu le père
Il me le pardonnera
Si, mi, la, ré
Si, mi, la, ré
Si, sol, do, fa
Si, mi, la, ré
Si, mi, la, ré
Si, sol, do, fa

Les anges, avec leur trompette
La jouerons, jouerons pour toi
Cette petite cantate
Qui monte vers toi
Cette petite cantate
Qui monte vers toi
Si, mi, la, ré
Si, mi, la, ré
Si, sol, do, fa…

English Translation

A little cantata
A little cantata
obsessive and clumsy

climbs towards you
from the tip of my fingers.
A little cantata
like the ones we played in the olden days,
Now I alone play her clumsily
si mi la re sol do fa.

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Chanson du Jour: “Göttingen”

Barbara sings this classic from 1964

Bien sûr, ce n’est pas la Seine,
Ce n’est pas le bois de Vincennes,
Mais c’est bien joli tout de même,
A Göttingen, à Göttingen,

Pas de quai et pas de rengaines,
Qui se lamentent et qui se trainent,
Mais l’amour y fleurit quand même,
A Göttingen, à Göttingen,

Ils savent mieux que nous, je pense,
L’histoire de nos rois de France,
Hermann, Peter, Helga et Hans,
A Göttingen,

Et que personne ne s’offense,
Mais les contes de notre enfance,
“Il était une fois” commencent,
A Göttingen,

Bien sûr, nous avons la Seine,
Et puis notre bois de Vincennes,
Mais, Dieu, que les roses sont belles,
A Göttingen, à Göttingen,

Nous, nous avons nos matins blêmes,
Et l’âme grise de Verlaine,
Eux, c’est la mélancolie même,
A Göttingen, à Göttingen,

Quand ils ne savent rien nous dire,
Ils restent là à, nous sourire,
Mais nous les comprenons quand même,
Les enfants blonds de Göttingen,

Et tant pis pour ceux qui s’étonnent,
Et que les autres me pardonnent,
Mais les enfants se sont les mêmes,
A Paris ou à Göttingen,

Ô faites que jamais ne revienne,
Le temps du sang et de la haine,
Car il y a des gens que j’aime,
A Göttingen, à Göttingen,

Et lorsque sonnerait l’alarme,
S’il fallait reprendre les armes,
Mon coeur verserait une larme,
Pour Göttingen, Pour Göttingen ..

Mathieu Amalric, the vibrant goblin of the French cinema

Actor and director performs Barbara, a biopic on the fascinating French singer starring his wife, Jeanne Balibar


The window of Parisian hotel resists. In person Mathieu Amalric ( Neuilly-on-Seine, Hauts-de-Seine, 1965) possesses same playful spirit that many of its characters on screen, goblins who take refuge behind its big eyes and its enormous smile of joker. And with those weapons he has involved journalist in attempt to open a window so that actor and director can smoke. There is a padlock in between and an alarm that jumps somewhere in reception. Amalric doesn’t stop laughing with little girl. “We can’t even kill ourselves here!” Until a conical waiter appears. Impossible. Amalric looks at him and in 30 seconds he coaxes with his chatter. Result: The filmmaker smokes in room thanks to a cup reconverted into an ashtray. Continue reading “Mathieu Amalric, the vibrant goblin of the French cinema”

Seen at Cannes 2017: Barbara 

The great lady in black of the French song inspires Mathieu Amalric with a biopic sketch in the form of a declaration of love. Sublime.

As it is difficult to pin down the singular charm of Barbara’s words, melodies and voice, it is equally perilous to sum up the poisonous and heady beauty of her weird biopic. This is perhaps the most striking proof of the success of Mathieu Amalric’s daring venture. Cleverly refusing to yield to the agreed cinematographic hagiography, the actor-director composes a very modern elegy, a succession of moments, a sum of dotted lines which draw in an impressionist way the complex and mysterious silhouette of the singer.

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