Chanson Du Jour: Les Passants

George Brassens – Les Passants

Je veux dédier ce poème
A toutes les femmes qu’on aime
Pendant quelques instants secrets
A celles qu’on connait à peine
Qu’un destin différent entraîne
Et qu’on ne retrouve jamais

A celle qu’on voit apparaître
Une seconde à sa fenêtre
Et qui, preste, s’évanouit
Mais dont la svelte silhouette
Est si gracieuse et fluette
Qu’on en demeure épanoui

A la compagne de voyage
Dont les yeux, charmant paysage
Font paraître court le chemin
Qu’on est seul, peut-être, à comprendre
Et qu’on laisse pourtant descendre
Sans avoir effleuré sa main

A la fine et souple valseuse
Qui vous sembla triste et nerveuse
Par une nuit de carnaval
Qui voulu rester inconnue
Et qui n’est jamais revenue
Tournoyer dans un autre bal

A celles qui sont déjà prises
Et qui, vivant des heures grises
Près d’un être trop différent
Vous ont, inutile folie,
Laissé voir la mélancolie
D’un avenir désespérant

Chères images aperçues
Espérances d’un jour déçues
Vous serez dans l’oubli demain
Pour peu que le bonheur survienne
Il est rare qu’on se souvienne
Des épisodes du chemin

Mais si l’on a manqué sa vie
On songe avec un peu d’envie
A tous ces bonheurs entrevus
Aux baisers qu’on n’osa pas prendre
Aux cœurs qui doivent vous attendre
Aux yeux qu’on n’a jamais revus

Alors, aux soirs de lassitude
Tout en peuplant sa solitude
Des fantômes du souvenir
On pleure les lêvres absentes
De toutes ces belles passantes
Que l’on n’a pas su retenir

Colleen: A flame my love, a frequency Album Review

French artist Cécile Schott wrote her new LP as Colleen—an electronic reflection on mortality—in the wake of the 2015 Paris terrorist attacks. Despite the heavy themes, her sound is lighter than ever.

 

“The world had nearly ended yet the sky was blue, and I came home with a fistful of fear,” remembers electronic composer Cécile Schott on “Winter Dawn,” a line that captures all the weighty preoccupations of her seventh album as Colleen. Written in the aftermath of the 2015 terror attack in Paris, “Winter Dawn” is cold and hard as a snowglobe, a compact container of chaos. It’s also the explanatory anchor of A flame my love, a frequency, a quietly devastating album defined by Schott’s enviable economy of expression.

Since her earliest release in 2002, the French multi-instrumentalist and singer has sounded more like herself with each new project,  [ … ]

More at: Colleen: A flame my love, a frequency Album Review | Pitchfork

Tim Dup’s new release MÉLANCOLIE HEUREUX

Heard a snippit of Tim Dup’s first album (released 10/27/2017) on Instagram. Tim Dup is the real deal.